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Conférence
Tal Bruttmann - "Hunt for Jews" in Vichy France
Le 12 décembre 2018
18h30
Salon de la résidence IEA, 3 allée de Fontenay
69007 Lyon
69007 Lyon
The execution of the "Final Solution" in France is divided in two phases in the non-occupied zone, later south zone. After the roud-ups of the summer 1942, done by the French police, a second period is opened from the summer 1943, because of changes related to France's situation and the collaboration with the French State. From there, most of the hunts and arrests in the former free zone will rest with the German police, reinforced by hundreds of ultra-collaborators who helped it to overcome its lack of manpower. It will be mostly those men who will carry out, for the occupation forces, thousands of arrests, and proceed at the same time to hundreds of summary executions from spring 1944, showing to what extend they agreed to the "Final Solution".
La mise en oeuvre de la “solution finale” en France a connu deux phases dans la zone non occupée, puis zone sud. Après les rafles déclenchés à partir de l’été 1942, assurées par la police française, une deuxième période s’ouvre à partir de l’été 1943, en raison de différents changements concernant la situation en France et la collaboration de l’Etat français. Dès lors, l’essentiel de la traque et des arrestations dans l’ancienne zone libre repose sur la police allemande, renforcée par des centaines d’ultras collaborateurs qui lui permette de surmonter sa faiblesse en matière d’effectifs. Ce sont avant tout ces hommes qui vont réaliser pour le compte de l’occupant des milliers d’arrestations, et procéder parallèlement à des centaines d’exécutions sommaires à partir du printemps 1944, montrant à quel point ils sont en accord avec la réalisation de la “solution finale”.
Tal Bruttman est historien, rattaché à l'EHESS.
La mise en oeuvre de la “solution finale” en France a connu deux phases dans la zone non occupée, puis zone sud. Après les rafles déclenchés à partir de l’été 1942, assurées par la police française, une deuxième période s’ouvre à partir de l’été 1943, en raison de différents changements concernant la situation en France et la collaboration de l’Etat français. Dès lors, l’essentiel de la traque et des arrestations dans l’ancienne zone libre repose sur la police allemande, renforcée par des centaines d’ultras collaborateurs qui lui permette de surmonter sa faiblesse en matière d’effectifs. Ce sont avant tout ces hommes qui vont réaliser pour le compte de l’occupant des milliers d’arrestations, et procéder parallèlement à des centaines d’exécutions sommaires à partir du printemps 1944, montrant à quel point ils sont en accord avec la réalisation de la “solution finale”.
Tal Bruttman est historien, rattaché à l'EHESS.